Le Juge départiteur du Conseil de Prud’hommes de PARIS a annulé le licenciement de notre cliente et prononcé sa réintégration au sein de La Poste.
La société, qui a laissé la salariée 5 ans sans perspective de travail à la suite de son inaptitude causée par deux maladies professionnelles, a également été condamnée pour harcèlement en lien avec l’état de santé et manquement à l’obligation de loyauté.
Sur son site internet, La Poste l’affirme fièrement : « Handicap, inaptitude ou maladie chronique, le groupe La Poste agit pour favoriser l’emploi et la carrière des uns et changer le regard de tous, convaincu que différences rime avec performances. » Le groupe, qui assure être le premier employeur de personnes handicapées en France, avec plus de 14 000 postiers et postières concerné·es, s’enorgueillit d’un taux d’emploi de 9,76 % en 2024 (le seuil légal est de 6 % pour les entreprises d’au moins vingt salarié·es).
En juin 2025, l’entreprise a pourtant été condamnée à payer près de 100 000 euros pour harcèlement au titre de l’état de santé et manquement à l’obligation de loyauté envers une salariée reconnue travailleuse handicapée. Cette dernière, dont le handicap est apparu en lien avec son travail de factrice, avait été laissée sans poste pendant cinq ans avant d’être licenciée. Le groupe n’a pas fait appel. Contacté, il ne souhaite pas commenter
« Être laissée à l’abandon, c’est un élément qui caractérise le harcèlement : l’obligation de l’employeur est de donner du travail à un salarié » note Lucie Marius. « Quand on placardise un salarié, quand on le laisse autant de temps sans perspective de travail, cela a des conséquences lourdes psychologiquement. C’est très dévalorisant. »
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